Législatives au Sénégal : Rsf dénonce une inquiétante escalade des menaces contre les journalistes


Rédigé le Jeudi 7 Juillet 2022 à 11:01


Des menaces aux agressions, les journalistes connaissent une recrudescence des attaques les visant au Sénégal depuis fin mai, dans un contexte de pré-campagne des élections législatives déjà tendu. C’est le constat de reporters sans frontières (Rsf) qui à la veille du démarrage de la campagne électorale débute officiellement le 10 juillet, adresse ses recommandations pour la sécurité des journalistes.


 «Des reporters bousculés en conférence de presse, empêchés de couvrir des manifestations politiques, menacés de mort sur les réseaux sociaux… Depuis mai, on assiste à une inquiétante escalade des menaces verbales et physiques contre les journalistes couvrant et commentant le processus électoral au Sénégal », déclare à travers un communiqué de presse, Sadibou Marong, directeur du bureau Afrique de l’Ouest à Rsf.

Il a ajouté que la position centrale qu’occupent les journalistes dans la couverture des activités politiques ne doit pas faire d’eux des cibles. «Les autorités doivent particulièrement protéger les journalistes pendant la campagne électorale et ouvrir des enquêtes sur toutes les attaques commises contre eux durant la pré-campagne », note M. Marong. Ce dernier de rappeler entre autres, les menaces contre Wal Fadjiri de la part d’un responsable de la Convergence des jeunesses républicaines (Cojer), le groupe Futurs MédiasRsf rappelle aux médias et aux journalistes que leur sécurité est importante dans l’exercice de leur fonction. C’est pourquoi, l’organisation  recommande aux médias de demander à chaque parti politique et candidat, ainsi qu’au gouvernement, une déclaration de respect et de promotion de la sécurité physique et numérique des journalistes en début de période électorale. 

 «En cas d’attaque, quelle que soit sa nature ou sa forme, les journalistes doivent le signaler à leur rédaction, aux autorités et aux syndicats, et exiger que des mesures immédiates soient prises pour assurer leur protection et sanctionner les auteurs des violences.  Les journalistes doivent être conscients que les réseaux sociaux peuvent être utilisés contre eux comme outil de harcèlement et de désinformation », recommande Rsf.

Amadou Diop

 


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