Son mari ayant pris une seconde épouse : Penda Mbengue l’asperge d'huile chaude


Rédigé le Dimanche 5 Septembre 2021 à 15:41


Le tribunal des flagrants délits de Dakar a condamné, hier, Penda Mbengue, à 2 ans de prison assortis de sursis. Elle est reconnue coupable du délit de coups et blessures volontaires sur son époux. Ce dernier ayant pris une seconde épouse, elle lui a versé de l’huile chaude sur la main.


C’ est à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar que Penda Mbengue et son époux Alphousseyou Sall ont soldé leurs comptes. Durant 30 ans de mariage, le couple qui a l’habitude de se disputer, a vu leur union se dégrader, quand Alphousseynou a pris une seconde épouse.

En colère contre son mari, la dame Penda Mbengue, au cours d’une altercation avec celui-ci, l'a aspergé d'huile chaude. Arrêtée et placée en garde à vue, son fils El Hadj Malick Sall s’en prend à son père et menace de le tuer. Mis aux arrêts à son tour, il comparaissait aux côtés de sa mère. Poursuivie pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une ITT de 30 jours,

Penda Mbengue 56 ans, conteste les faits. ‘’Il a épousé une seconde femme sans rien me dire. Le dimanche, il vient à la maison avec elle et fait les présentations. Le lendemain, je l’entends injurier sa nouvelle femme. Je dis à celle-ci de ne pas répliquer. C’est sur ces entrefaites qu’il s’en est pris à moi’’, relate la prévenue.

A l’en croire, son époux l’a retrouvée dans la cuisine alors qu’elle était en train de chauffer de l’huile pour le repas. ‘’Il m’a insultée et m’a intimé l’ordre de quitter la maison. Quand j'ai voulu retirer l'huile du feu, il a été malencontreusement touché’’, a-t-elle expliqué.

‘’A cause de ton geste, tu aurais pu atterrir à la chambre criminelle. Il me semble que tu ne mesures pas la gravité des faits’’, lui a lancé la juge.

Quant à El Hadj Malick Sall, le fils de l'accusée qui a comparu pour menace de mort sur son père, il a plaidé lui aussi non-coupable.

‘’Je n'étais pas à la maison, au moment des faits. Je ne l'ai pas menacé. C'est après avoir vu ma mère derrière les barreaux du commissariat que je me suis emporté’’, s’est-il justifié.

Après les témoignages de son épouse et de son fils, Alphousseynou Sall fond en larmes et affirme : ‘’Je n’ai pas déposé plainte contre eux.’’

La cicatrice de sa brûlure à la main encore visible, le vieux polygame de 61 ans raconte sa mésaventure : ‘’J'ai paré la marmite avec ma main, sinon elle allait déverser cette huile sur mon visage.’’

S’agissant du différend qui l’oppose à son fils, il renseigne que celui-ci a menacé de le tuer. Mais déclarera : "Je leur pardonne. Je reconnais que parfois, j’ai des problèmes avec ma femme. Mais cette fois-ci, c’était une scène de jalousie."

Avant de requérir l’application de la loi, la représentante du ministère public ne s’est pas abstenue de lui asséner ses vérités. ‘’Tu devais aviser ton épouse avant d’aller chez toi avec ta nouvelle femme. Tu dois respecter ton épouse. Tout ce qui se passe, c’est de ta faute’’.

Les avocats de la défense ont sollicité une application bienveillante de la loi pénale. Au terme des plaidoiries, le tribunal, après avoir relaxé El Hadj Malick Sall, a condamné Penda
Enquete


Dans la même rubrique :